Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 06:25

Aucun accord pour démanteler la directive européenne sur le temps de travail -

une première victoire pour les travailleurs

 

La procédure de conciliation sur la révision de la directive temps de travail s'est terminée ce matin sans aucun accord entre le Parlement européen et le Conseil. La directive temps de travail existante continue d'être d'application, sans changement.

 

"De nombreux commentateurs vont déplorer ce fait comme un échec supplémentaire de pousser en l'avant l'Union européenne. Ils ont raison sur un point: il n'y a pas de progrès vers une Europe sociale. Mais l'amélioration des droits des travailleurs n'était pas à l'ordre du jour de la Commission et du Conseil. Au contraire : leurs propositions visaient à démonter sérieusement la directive temps de travail, qui prévoit déjà un niveau très faible de protection. Que ces attaques aient échoué jusqu'ici est une victoire pour les employés partout en Europe et pour les syndicats", a souligné la députée portugaise du GUE/NGL Ilda Figueiredo.

 

"Si le Conseil et la Commission avaient réussi, les systèmes flexibles annualisés de temps de travail pourraient avoir été décrétés par de simples dispositions administratives - les États membres n'auraient même pas dû demander aux parlements au niveau national", a expliqué le député grec du GUE/NGL Dimitris Papadimoulis. "Ce type "d'option de sortie" aurait sérieusement miné le pouvoir des syndicats de conclure des conventions collectives valables, particulièrement dans le secteur public. Puisque cette révision a échoué, nous nous référons aux sauvegardes de la directive temps de travail existante que les heures de travail annualisées sont seulement possibles à la condition stricte des conventions collectives."

 

"La Commission et le Conseil ont également échoué dans leurs tentatives pour éliminer les jugements de la Cour de justice européenne sur le temps de garde et le repos compensatoire. Les États membres devront les mettre en œuvre maintenant et veiller à ce que les droits accordés par ces décisions aux travailleurs des secteurs de la santé, de la lutte contre les incendies et des services d'urgence soient entièrement appliqués", a précisé Figueiredo. "Le commissaire Špidla doit agir maintenant et lancer des procédures d'infraction contre ces États membres qui ne se conforment pas aux décisions de la CJCE, comme il l'avait annoncé il y a des années au Conseil. Il n'y a aucune autre excuse pour une absence d'action de la Commission", a ajouté Papadimoulis.

 

"Nous sommes entièrement conscients du fait que l'opt-out à partir de la semaine de travail maximale de 48 heures est encore là. À la fois le Conseil et la Commission ont bloqué tout mouvement pour le terminer ou s'en débarrasser, même sur une période de transition de 10 ans. Cela démontre clairement qu'ils ne veulent pas une Europe sociale. Néanmoins, cette question peut être abordée au sein de chaque État membre. Les syndicats peuvent organiser des campagnes de sensibilisation invitant les travailleurs à ne pas signer différents accords d'opt-out. Les syndicats et les parlements nationaux peuvent également lancer des initiatives pour bloquer l'application de l'opt-out au niveau national", a remarqué Papadimoulis.

 

"Nous comptons que la Commission et le Conseil apparaîtront tôt ou tard avec de nouvelles tentatives pour démonter la directive temps de travail. Nous soutenons entièrement les journées d'action organisées par les syndicats européens du 14 au 17 mai 2009 "Combattons la crise - priorité aux personnes". Nous pensons que cela devrait être un point de départ pour construire des alliances plus larges qui encourageraient également une révision différente de la directive temps de travail : réduire le temps de travail hebdomadaire maximal à 40 heures en premier lieu, et aussi comme moyen pour combattre le chômage dans cette récession. La priorité doit être pour la réconciliation de la vie professionnelle et la vie hors du travail via la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire", a conclu Papadimoulis.

 

Par Front de gauche (83)
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 20:30

 

PORTER LES EXIGENCES ET L’ESPOIR DES MOBILISATIONS DANS LES URNES LE 7 JUIN

3 millions de manifestants en France le 19 mars, près de 35 000 dans le Var, c’est une véritable lame de fond qui a submergé le pays et qui appelle des transformations sociales immédiates par des changements politiques profonds.

Sur les mêmes fonds se développent des luttes importantes dans des pays d’Europe comme l’Allemagne ou l’Italie.

Le bilan gouvernemental est accablant. Il ne se passe pas un jour sans une annonce de fermeture d’entreprise de suppressions d’emplois de licenciements.

Le chômage s’aggrave, la précarité explose, la misère s’étend les droits sociaux sont remis en causes !

Plus personne ne nie que la croissance est en berne et que la France est en récession et risque de tomber dans une dépression si les moyens de la consommation et du développement ne sont pas au rendez vous des réponses sociales.

Les questions se posent de l’abrogation du bouclier fiscal et d’une nouvelle répartition des richesses pour la justice sociale et l’efficacité économique !

Dans le même temps, Sarkozy accompagne sa politique d’une démarche répressive, de criminalisation de l’action syndicale et de remise en cause des libertés individuelles et collectives.

La situation est de plus en plus insupportable à un nombre grandissant de concitoyens qui vivent de plus en plus mal dans le même temps ou des milliards sont dégagés pour voler au secours des actionnaires et des banques.

Toutes les mesures annoncées par Sarkozy pour soit disant juguler la crise pour en sortir ou répondre aux revendications sociales, ont, sans exception, comme fil conducteur, les dogmes de l’abaissement du coût du travail, le transfert des charges et des responsabilités des entreprises sur les contribuables, la baisse des dépenses publiques !

Oui Sarkozy et toute la droite sont au service du grand capital et ils déploient des efforts colossaux pour tenter de refonder le capitalisme voire de le moraliser.

Le défi de Sarkozy est de lui donner une nouvelle virginité auprès de l’opinion publique en ayant un discours qui par certains côtés pourrait séduire, mais sans rien changer sur le fond.

Tenter d’humaniser le capitalisme est impossible et à contre courant de l’histoire !

D’abord parce qu’il porte en lui les concurrences, les dominations, les exploitations qui ont amené à la situation actuelle

Ensuite parce que depuis près de cinq siècles il n’a pas fait la démonstration de son efficacité pour répondre aux besoins des peuples et aux défis pour la planète.

Mais aussi parce que partout la conscience grandit sur les responsabilités de la situation actuelle et la possibilité de changement réel.

La pression populaire, le mouvement social redonnent de l’espoir et il est absolument indispensable qu’il se développe encore et de ce point de vue le 1er MAI sera un moment historique de rassemblement unitaires des salariés et de leurs organisations syndicales.

Mais le mouvement social ne pourra pas donner à lui seul les traductions politiques nécessaires aux profonds changements qu’il appelle !

Il est donc déterminant de conjuguer dans un même mouvement : montée de luttes populaires et actions politiques pour changer immédiatement le vécu quotidien et travailler au dépassement réel du capitalisme par des mesures en ruptures avec les logiques libérales.

Ce 1er Mai exceptionnel à un mois des élections Européennes marquera de nouveau le paysage politique en France et en Europe.

Les communistes varois seront présents comme ils le sont habituellement dans les luttes et ils le seront en portant leurs propositions alternatives au capitalisme dans le même temps ou ils sont pleinement investis dans le rassemblement du front de gauche.

Etre pleinement communiste pour un front de gauche pleinement à gauche est l’enjeu de la période pour permettre de gagner l’unité dans les urnes.

 

Elire des députés du front de gauche et donc des députés communistes plus nombreux est indispensable pour modifier en Europe et en France l’état des rapports des forces politiques et s’engager dans les voies de l’alternative.

 

                                                                       Alain BOLLA

                                   Candidat communiste sur la liste Front de gauche

Par Front de gauche (83)
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 20:28

 

Changer en France, changer d’Europe c’est changer la vie, changer la société, sachant que 80 % des lois Françaises sont des transpositions de directives Européennes.

Oui, la construction d’une alternative au capitalisme est d’actualité et le vote du 7 juin aux élections Européennes en est une étape importante !

Déterminé avec mes camarades à engager un véritable bras de fer avec les libéraux et les valets du capitalisme, d’où qu’ils viennent c’est un véritable combat de classe qu’il nous faut mener!

Changer d’Europe, c’est se sortir du carcan des traités qui la régissent aujourd’hui, dont celui de Lisbonne.

                                   C’est créer les conditions de supprimer les mises en concurrences entre les salariés, entre les territoires

                                   C’est sortir  de l’accompagnement du chômage en protégeant l’emploi

                                   C’est donc sécuriser l’emploi, la formation le salaire par des modifications importantes des liens de subordinations qui lient les salariés aux employeurs dans leurs contrats de travail.

                                   C’est créer un revenu minimum dans chaque pays Européen égal au moins à 60 % du revenu moyen.

Changer d’Europe C’est remiser définitivement au placard la directive BOLKEINSTEIN!

C’est sortir les services publics de la loi du marché pour en faire des biens communs et des moyens de développement durable, des moyens de luttes contre les inégalités, contre les exclusions.

Des services publics développés à partir des besoins actuels et nouveaux et démocratisés avec l’obtention de nouveaux droits d’interventions et de gestions pour les salariés et les usagers.

Changer d’Europe, c’est changer les institutions, c’est mettre sous le contrôle des peuples la BCE et c’est créer un grand pôle financier public pour le développement de l’emploi et de l’industrie.

Changer d’Europe c’est mettre sous contrôle des peuples  l’attribution et l’utilisation de l’argent public, C’est sortir du pacte de stabilité véritable machine à liquider les services publics et les solidarités.

Changer d’Europe c’est promouvoir en toute circonstance la paix et être acteur décisif d’un désarmement multilatéral négocié.

C’est garantir l’indépendance de chaque nation en matière de défense et placer les industries d’armement sous maîtrise publique.

C’est exiger la dissolution de l’OTAN véritable bras armé des Etats-Unis qui n’a plus sa raison d’être sinon que de vouloir continuer à dominer le monde par les armes.

Changer d’Europe c’est répondre aux énormes besoins des peuples Européens de vivre dans la dignité, dans la fraternité, dans la solidarité, conjuguant indépendance et coopérations.

Changer d’Europe c’est répondre aux exigences démocratiques dans les institutions et de respect de la voix des peuples comme cela ne fut malheureusement pas le cas en 2005.

!.

Le 7 juin sera un moment qui comptera pour l’avenir en France et en Europe!

Ce sera la première élection nationale qui permettra de sanctionner Sarkozy et sa politique et ce sera un moyen de donner un prolongement politique aux exigences sociales.

Ce sera une élection qui comptera à l’échelle de la planète !!

Alors que les exigences de l’émergence d’un autre monde sont en train de se frayer un chemin, les messages de soutien au front de gauche notamment d’Evo Morales et de Hind Khoury la déléguée du peuple palestinien en France ont une signification particulière, dans l’attente et l’espoir qu’ils suscitent pour de nouvelles relations internationales fondées sur les coopérations et non les dominations.

Le front de gauche  est un acte politique fort dans un contexte politique où tout est possible !

Nous sommes lucides, le 8 au matin l’Europe n’aura pas changé de base !

Mais l’évènement peut être crée en portant dans les urnes les changements politiques tant attendus par des millions de nos concitoyens.

Oui, des rapports de forces politiques peuvent se modifier au sein de l’Europe et en France, des perspectives de changement créeraient alors de nouveaux espoirs qui nourriraient de nouvelles luttes sociales et politiques!

Mouvement social, action politique en symbiose pour qu’au final les peuples décident par eux-mêmes des transformations à engager et du rythme des ces évolutions.

Prendre le pouvoir pour le rendre au peuple tel est bien un des engagements qui fonde notre combat pour des transformations révolutionnaires !

 

                                                                                  Alain BOLLA

                                                           Candidats communiste sur la liste Front de gauche

 

                                                                                                          20 avril 2009

Par Front de gauche (83)
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 18:45
Par Front de gauche (83)
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 06:07
"La Provence" du 15 avril 2009 :

DIGNE, lundi 14 Avril .

Le Front de gauche appelle à un "vote sanction" "On ne veut pas seulement changer l’Europe, on veut changer d’Europe", martelaient hier, les têtes de liste du Front de gauche, de passage à l’Ermitage de Digne-les-Bains à l’occasion des élections Européennes du 7 juin. Candidats dans la circonscription du grand Sud Est, qui comprend les régions Rhône-Alpes, la Corse et Paca, Marie-Christine Vergiat, Karim Gendhouf et Claude Debons ont appelé à la "rupture et au rassemblement. Il faut un vote sanction contre Sarkozy qui n’a pas été à la hauteur de la crise. Il faut dans le même temps un plan de relance qui propose une nouvelle Europe, à la fois solidaire et écologique. Le vote qui exprime le mieux ce double propos, c’est dans le Front de gauche qu’on le trouve", précisait Karim Gendhouf, numéro deux de la liste. De son côté, la numéro un Marie-Christine Vergiat est revenue sur son expérience personnelle et sur 25 ans passés au parti socialiste : "si j’ai accepté de conduire cette liste Front de gauche, c’est parce que j’en ai marre d’entendre autour de moi le ras-le-bol des gens. Aujourd’hui il faut agir et on a un vrai défi : la gauche a besoin plus que jamais d’être rassemblée, parce que la population en a vraiment marre !" Le principal atout de ce parti selon eux ? "Le fait qu’il soit le reflet de la démocratie : parité sexuelle, sociale, vie associative, syndicale et militante. "
Par Front de gauche (83)
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